Le BIM et le numérique, ça bouge …

Avec 20 millions d’euros débloqués par l’Etat, le BIM et l’usage du numérique dans le bâtiment, ça bouge !

Petit retour en arrière afin de mieux comprendre l’évolution du numérique au sein de la filière en France.

15 janvier 2014 :
Le Parlement européen vote les directives concessions et marchés publics, et notamment la dématérialisation des procédures.
Il recommande le BIM dans les marchés publics, laissant libre les Etats membres de l’encourager, le spécifier ou encore le rendre obligatoire.
(Source Le Moniteur)

21 mars 2014 :
Lors d’une interview du Moniteur, Cécile DUFLOT, ancienne ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, fait part des premières mesures du programme « Objectifs 500 000 ». Il est question de rendre progressivement obligatoire la maquette numérique dans les marchés publics en 2017.
(Source Le Moniteur)

24 juin 2014 :
Sylvia PINEL, actuelle ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, nomme « ambassadeur du numérique » dans le bâtiment, Bertrand DELCAMBRE, président du CSTB, et le missionne pour établir une feuille de route du numérique appliqué au bâtiment.
(Source Le Moniteur)

2 décembre 2014 :
Bertrand DELCAMBRE, « Monsieur BIM » remet son rapport « Mission Numérique Bâtiment ».
Ce rapport fait état de :
- « Un plan d’action ambitieux porté par l’Etat » autour de 4 axes majeurs décomposés en 27 actions.
- Une programmation de certains objectifs courant 2015.
(Source Le Moniteur)

4 décembre 2014 :
Sylvia PINEL débloque 70 millions d’euros pour favoriser la relance du bâtiment suivant trois axes dont 20M€ pour l’usage du numérique, suite à la remise du rapport de Bertrand DELCAMBRE.
(Source BatiActu)

Maintenant…
Globalement, la France n’est pas en retard au niveau mondial quant à l’adoption du BIM.
Certes, certains pays font office de précurseurs voir de suiveurs, mais la France participe activement à son développement international via l’association Medi@Construct, filière nationale de BuildingSMART International et notamment de la norme ISO-IFC.

Il est encore temps de prendre le train en marche, car des groupes de travail œuvrent à la rédaction de documents, de chartes afin de règlementer le BIM, de mieux l’aborder dans nos métiers respectifs, pour finalement l’adopter.
Certains diront que le BIM n’en est qu’à ces balbutiements, qu’ils essuient les plâtres des prémisses de processus inachevés et mal ou peu définis quand d’autres disent qu’ils ne peuvent plus travailler autrement.

La maquette numérique est la solution à la problématique de collaborer autour d’un projet commun, de construire plus efficacement, qui affecte tous les acteurs du bâtiment. C’est pourquoi il faut nous y préparer.
Et pourquoi pas maintenant !